Asseoir sa confiance et sa posture professionnelle
Prendre sa place, se faire entendre, défendre un avis sans se justifier
- Durée
- 2 journées · 14 heures, espacées de 3 à 4 semaines. Option : deux séances de coaching individuel d’une heure trente.
- Tarif
- Sur devis, selon l’effectif et le format
- Délai d’accès
- 4 à 6 semaines entre l’accord et la première journée, le temps de l’échange de cadrage et de l’adaptation des cas pratiques.
- Effectif et modalités
- De 6 à 12 participants. Présentiel, en intra.
- Prérequis
- Aucun.
- Modalités d’accès
- Action en intra : après un premier échange, une proposition adaptée à votre contexte vous est adressée sous 5 jours ouvrés.
Objectifs pédagogiques
À l’issue de cette formation, vous serez capable de :
Occuper sa place dans son environnement professionnel : s’exprimer, demander, défendre un avis et assumer sa contribution.
- Identifier ses appuis réels et les situations dans lesquelles il ne les mobilise pas.
- Repérer les mécanismes de retrait qui se déclenchent en situation d’exposition.
- Prendre la parole dans un groupe de manière audible et posée.
- Formuler une demande professionnelle sans la sur-justifier.
- Défendre un avis contesté sans céder ni se rigidifier.
- Recevoir une critique et un compliment sans les disqualifier.
- Engager des situations d’exposition progressives dans son environnement de travail.
Présentation
Il y a dans presque toutes les équipes quelqu’un de compétent qui ne prend pas sa place. Il ne demande pas, ne conteste pas, se tait en réunion et laisse passer les occasions. L’entreprise y perd autant que lui.
Ce n’est pas un problème de personnalité et cela ne se règle pas par des encouragements. Cela se travaille par des situations concrètes : ce qu’on dit quand on prend la parole, comment on formule une demande, ce qu’on répond quand on est contredit.
Le contexte actuel accentue le sujet. Les organisations attendent des collaborateurs qu’ils proposent, alertent, assument des décisions : y compris sans position hiérarchique. La compétence technique ne suffit plus à faire sa place.
Ces deux journées sont un entraînement, pas un travail sur soi. On y passe beaucoup de temps debout, en situation, avec des retours immédiats. La séparation entre les deux journées permet de confronter au réel.
Programme détaillé
Journée 1 · Ses appuis et sa parole · Matin · Ce sur quoi je peux m’appuyer
Ouverture et auto-diagnostic
Contrat de fonctionnement : confidentialité, bienveillance, droit de ne pas jouer. La règle du retour : ce qui a fonctionné d’abord, une piste ensuite.
Auto-diagnostic « où je prends ma place et où je ne la prends pas » : une série de situations professionnelles concrètes : réunion, désaccord avec un supérieur, demande à faire, erreur d’un collègue à signaler, compliment reçu. Dépouillement individuel.
Repérer ses mécanismes de retrait : anticiper le jugement, préparer sans oser, se dévaloriser par avance, laisser dire.
Mise en pratique
Atelier « le dossier de preuves ». Chacun recense par écrit trois réalisations professionnelles précises dont il est certain, avec le contexte, ce qu’il a personnellement fait et le résultat. Passage en binôme : le pair écoute et redit la réalisation à la troisième personne. Entendre son propre parcours dit par quelqu’un d’autre est le moment qui décale.
Ce qui se dit et ce qui se voit
Les formulations qui retirent du poids à ce qu’on dit : le conditionnel systématique, l’excuse préalable, la question qui déguise une affirmation, la voix qui monte en fin de phrase.
La posture et le regard : ce qui se voit avant qu’on parle.
Occuper le silence plutôt que le combler.
Mise en pratique
Exercices debout en plénière par séries courtes : affirmer une phrase simple sans conditionnel, tenir trois secondes de silence avant de répondre, refaire une demande en supprimant les excuses préalables. Chaque exercice est repris immédiatement après le retour du groupe.
Journée 1 · Ses appuis et sa parole · Après-midi · Prendre la parole et demander
Prendre la parole dans un groupe
Entrer dans une discussion en cours : le moment, la première phrase, le volume.
Dire quelque chose de court et de net plutôt que d’attendre d’avoir la contribution parfaite.
Être interrompu : reprendre la parole sans agressivité et sans renoncer.
Poser une question en réunion sans craindre qu’elle paraisse naïve.
Mise en pratique
Mise en situation de réunion en plénière : le groupe simule une réunion de service sur un sujet réel, avec des rôles attribués : celui qui monopolise, celui qui coupe, celui qui conteste. Chaque participant doit intervenir deux fois. Observation par un tiers avec grille, débriefing collectif.
Formuler une demande
La demande en quatre temps : le contexte en une phrase, la demande précise, ce qu’elle permet, la question fermée qui appelle une réponse.
Ne pas sur-justifier : pourquoi plus on argumente, moins on est crédible.
Encaisser un refus sans le lire comme un jugement sur soi, et savoir redemander plus tard.
Mise en pratique
Jeux de rôle en trios tournants : chacun formule une demande professionnelle réelle qu’il n’a pas osé faire : moyens, formation, évolution, allègement, arbitrage. Le pair joue le décideur avec une consigne de résistance. Deux passages, inversion des rôles. Production : ma demande écrite telle que je la formulerai.
Préparation de la mise en pratique
Chaque participant choisit deux situations d’exposition à conduire avant la deuxième journée, calibrées pour être inconfortables sans être hors de portée.
Journée 2 · Tenir sa position · Matin · Retour et confrontation
Ce qui s’est passé
Retour structuré de chaque participant sur les deux situations conduites : ce que j’ai fait, ce qui s’est passé, ce que j’avais anticipé et qui n’est pas arrivé.
Analyse collective : l’écart quasi systématique entre le scénario redouté et la réalité.
Mise en pratique
Co-développement en sous-groupes sur les situations qui n’ont pas été menées : un participant expose ce qui l’a bloqué, le groupe questionne sans conseiller, puis propose une version réduite et faisable.
Défendre un avis contesté
Tenir sa position sans se rigidifier : distinguer ce qui est négociable dans son propos de ce qui ne l’est pas.
Répondre à une objection : accuser réception, répondre au fond, ne pas s’excuser d’avoir un avis.
Changer d’avis en le disant, sans que cela devienne une reddition.
Le désaccord avec un supérieur hiérarchique : ce qui se dit, à quel moment, devant qui.
Mise en pratique
Mise en situation en plénière : chaque participant défend une position professionnelle réelle face à trois contradicteurs successifs, avec des styles d’objection différents : l’expert, le pressé, l’ironique. Trois minutes chacun, débriefing immédiat par le groupe.
Journée 2 · Tenir sa position · Après-midi · Recevoir et s’installer
Recevoir la critique et le compliment
La critique : écouter jusqu’au bout, faire préciser le fait, trier ce qui est juste, dire ce qu’on fait de ce qui est juste, écarter le reste sans se justifier.
Le compliment : pourquoi le disqualifier est un réflexe coûteux, et par quoi le remplacer.
La remarque déplacée, la moquerie, le commentaire qui rabaisse : ce qu’on répond sur le moment.
Mise en pratique
Entraînement en binômes tournants, format court : chaque participant reçoit successivement une critique fondée, une critique injuste, un compliment et une remarque déplacée. Trois rotations. Débriefing sur ce qui a été le plus difficile.
S’installer dans la durée
Construire sa visibilité sans se mettre en avant artificiellement : rendre compte, proposer, prendre des sujets.
Les alliances professionnelles : qui connaît réellement ce que vous faites.
Ce qui se rejoue et ce qui ne se rejoue pas : accepter que certaines situations restent inconfortables.
Mise en pratique
Atelier de cartographie : chacun identifie les trois personnes qui devraient mieux connaître son travail et l’occasion concrète de le leur faire savoir.
Plan d’action et clôture
Formalisation des engagements à trois horizons, avec indicateur de réussite.
Constitution de binômes de suivi et point à trente jours.
Repassation de l’auto-diagnostic d’ouverture et mesure de l’écart.
Le fil rouge : auto-diagnostic et plan d’action
Le fil rouge est le passage à l’acte. Chaque participant identifie dès la première journée des situations d’exposition réelles, en conduit deux entre les deux journées et revient avec ce qui s’est passé. Le plan d’action final prolonge cette progression.
- Court terme · sous 15 jours
- Sous quinze jours : formuler la demande préparée, prendre la parole dans une réunion où l’on se tait habituellement, dire un désaccord resté silencieux.
- Moyen terme · sous 3 mois
- Sous trois mois : faire connaître son travail aux trois personnes identifiées, prendre un sujet qu’on aurait laissé à un autre, tenir une position dans un arbitrage.
- Long terme · sur l’année
- Sur l’année : accepter une responsabilité ou une exposition qu’on aurait refusée, engager la demande d’évolution préparée.
Pour qui
Collaborateurs en prise de poste, de retour après une longue absence, en reconversion ou en évolution ; experts techniques amenés à s’exposer davantage ; toute personne qui se sent en décalage entre sa compétence réelle et la place qu’elle prend.
Méthode et moyens pédagogiques
Pédagogie active : au moins 70 % du temps est consacré à la pratique, aux mises en situation et aux échanges entre pairs. Les apports sont courts, donnés au moment où ils servent, et systématiquement suivis d’un temps d’application. Aucune étude de documentation en salle.
Les cas travaillés sont ceux des participants. Un échange de cadrage avec le commanditaire, en amont, permet d’ajuster les situations aux réalités du terrain ; les participants sont invités à venir avec une situation vécue.
Moyens matériels : une salle permettant le travail en sous-groupes et le déplacement, un vidéoprojecteur et au minimum deux paperboards. Le matériel d’animation, les cartes-situations et les grilles d’observation sont fournis par CB Consulting.
Un livret apprenant est remis à chaque participant en ouverture. Il contient les cas pratiques, les outils et la trame du plan d’action.
Évaluation et documents remis
Avant. Questionnaire de positionnement adressé en amont : niveau de pratique, attentes, situation que le participant souhaite travailler. Échange de cadrage avec le commanditaire.
Pendant. Observation des mises en situation à l’aide de grilles critériées portant sur la formulation, la posture et la tenue de position. Validation des acquis par la réalisation effective des situations d’exposition entre les deux journées, restituée en ouverture de la deuxième journée.
En clôture. Repassation de l’auto-positionnement d’ouverture et mesure de l’écart. Quiz de validation des acquis. Questionnaire de satisfaction à chaud.
À froid. Questionnaire de transfert adressé à 2 à 3 mois : ce qui a été mis en œuvre, ce qui a résisté, ce qui reste à travailler. Retour de synthèse au commanditaire pour les actions en intra.
Sanction. Une attestation de fin de formation mentionnant les objectifs, la nature, la durée de l’action et les résultats de l’évaluation des acquis est remise à chaque participant.
- L’auto-diagnostic « où je prends ma place », repassé en clôture.
- Le dossier de preuves : trois réalisations formalisées, réutilisable en entretien annuel comme en entretien de recrutement.
- Le mémo des formulations qui affaiblissent et de leurs alternatives.
- La trame de demande en quatre temps.
- Le mémo « recevoir une critique, recevoir un compliment ».
- La grille d’observation utilisée dans les mises en situation.
- La fiche action à trois horizons.
- Le support de présentation de la formation.
Ce qui vous est délivré
Attestation individuelle de fin de formation, mentionnant les objectifs, la nature et la durée de l’action ainsi que les résultats de l’évaluation des acquis. Cette formation ne conduit pas à une certification enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique.
Les résultats de cette formation
- Personnes formées
- NC
- Avis des stagiaires
- NC
- Taux d’abandon
- NC
- Taux de réussite
- NC
Nouvelle formation en 2026 : ses résultats seront publiés ici dès sa première session.
Fiche mise à jour le 30 septembre 2026